Début Octobre, quand la fin de l’été se fait clairement sentir et que l’automne a déjà pointé le bout de son nez, avec son lot de feuilles couleur brique et de coups de vent qui annoncent la fin des déjeuners en terrasse. On se situe à mi chemin, osant à peine dire au revoir à ses amours d’été et ses fruits rouges en pagaille, et voilà que les fruits d’automne arrivent déjà et nous tendent les bras. C’est comme ça qu’est née l’histoire du Mont Blanc aux fruits rouges, qui ne voulait pas être trop terne, ni trop lourd ou trop sucré… d’une indécision, d’une envie d’embrasser l’hiver tout en gardant le rouge éclatant des fruits d’été.

Ensuite, il a fallu le présenter, le dessiner sur l’assiette. N’ayant pas sous la main de douille à vermicelles que l’on utilise habituellement pour faire les mont-blanc (aussi dites nouilles à nid, allez savoir), j’ai utilisé une douille Saint Honoré et c’est à l’essai que m’est venu l’idée de présenter le Mont Blanc sous cette forme. Parfois, le manque d’outils force à s’adapter et à réinventer, et c’est là que l’on sort des sentiers battus.

Bonne semaine !