Bonjour à tous,

Passé le week-end de Pâques, petit retour sur la tradition des oeufs, dont on situe l’origine au XVe siècle.

Afin d’écouler les stocks d’oeufs qui ne pouvaient pas être consommés pendant le carême, les fidèles ont pris l’habitude de les décorer, puis de se les offrir. Encore âpte à être consommés, ils n’étaient à l’époque encore pas vidés. Au XVIIe et XVIIIe siècle, dans les cours princières, les oeufs richement ornés deviennent à la mode, et les sujets se les offrent, en y cachant parfois quelques surprises…

Aujourd’hui j’ai donc voulu vous présenter un petit tour de veille des oeufs aperçus sur la toile, sous forme de trompe l’oeil habiles ou de clin d’oeil à la tradition. Parfois, bien malin celui qui saurait faire la différence, tant la ressemblance extérieure est précise et déroutante.


Débutons ce tour de piste avec les créateurs de La Fabrique Givrée, qui, après son entremet de 2018 et ses oeufs aux plats en trompe l’oeil (1), poursuivent leur lancée avec une création intitulée « les oeufs à la coque de Pâques » (2). De véritables coquilles d’oeufs bio ont été recyclées afin d’accueillir des pâtisseries glacées. Composées d’un mousseux à la vanille de Madagascar, d’un biscuit à l’amande, d’un peu de praliné croustillant et d’un jaune d’oeufs à la mangue Alphonso, le tout bien rangé dans une boîte à oeuf qui entretien l’illusion.

Dominique Ansel, qui a plus d’un tour dans son sac, revisite les traditionnelles sucreries de pâques américaines. Avec ces poussins en guimauves, garnis d’un coeur au caramel beurre salé, dont il nous invite à casser la coquille (également une vraie) pour en découvrir l’intérieur moelleux (3).

L’oeuf est un sujet qui semblait déjà l’intéresser, puisque avant ces poussins, il a créé ce dessert étonnant pour illustrer de façon personnelle la préparation d’une pâte, avec un peu de farine et un oeuf (4). La recette semble salée mais se constitue pourtant uniquement d’éléments sucrés : un puit de granité au lait avec un « jaune » au fruits de la passion et une gelée au miel. Vous y trouverez en dessous une meringue croquante au fenouil, mais il faudra vous rendre jusqu’à son restaurant de Los Angeles pour la déguster…

Amaury Guichon, magicien de la pâtisserie et illusionniste averti, aime reproduire des éléments qui ne ressemblent pas à des desserts, pour surprendre ces adeptes : fleurs, horloge, champignon, rien ne lui résiste, et les détails de son travail sont toujours très réalistes. Avec cet oeuf dont la coquille est cette fois-ci comestible, on retrouve un crémeux au fruit de la passion, une compote de mangue fraîche et un financier aux amandes. Le tout soigneusement dans une mousse à la noix de coco, et gentiment posé sur un nid en chocolat (5). Une poule se laisserait avoir, j’en suis sure !

Pour conclure la série sucrée, je vous invite vivement à aller découvrir également l’étonnant l’oeuf à la neige conçu avec Cédric Grolet pour le restaurant Mamie ouvert dernièrement par Jean Imbert. Vous le trouverez ici.

Pour terminer, j’ai décidé de laisser une petite place au salé, avec ces plats lisibles et épurés du Chef Bo Bech (6) : des oeufs (de poulet ou de canard), pochés ou frits, sont délicatement présentés s dans des écrins de choux fleur cru, de kale ou encore de chanterelles frites et de noisettes. Ça met l’eau à la bouche n’est-ce pas ? D’ailleurs je vous laisse car tout cela m’a donné fort faim.

À bientôt !

Sources :

  1. La Fabrique Givrée – Pâques 2018
  2. La Fabrique Givrée
  3. Dominique Ansel – Instagram
  4. Dominique Ansel – Instagram
  5. Amaury Guichon – Instagram
  6. Chef Bobech – Instagram